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lundi 2 janvier 2012

Sony met au point une batterie « bio » révolutionnaire

S’agit-il de la batterie du futur ? Elle en a tout cas furieusement l’air. Le géant nippon de la high-tech a frappé un grand coup à l’occasion de la dernière exposition Eco-Products, organisée à Tokyo (Japon) du 15 au 17 décembre derniers, dédiée aux technologies « vertes » comme son nom l’indique et au cours de laquelle il a présenté un prototype de batterie qui puise son énergie dans… du papier.

Une innovation qui présente bien sûr des avantages environnementaux considérables, le processus de fabrication excluant les produits chimiques et autres matériaux polluants que l’on avait fini par croire inévitables, et dont les auteurs peuvent être fiers, même si « on en est encore au stade précoce du développement », a tempéré Yuichi Tokita, chercheur chez Sony. « Quand vous imaginez les possibilités d’une telle technologie, c’est réellement passionnant », a-t-il tout de même poursuivi.

Inspirée de la manière dont les termites digèrent le bois pour le transformer en énergie, elle augure en effet de formidables perspectives, d’autant que, même si une commercialisation n’est pas encore à l’ordre du jour et qu’un important travail de miniaturisation et d’optimisation reste à faire, le groupe assure que le prototype est déjà assez performant pour alimenter un lecteur MP3 standard.


Pour concevoir cette « bio-batterie », les ingénieurs de Sony ont utilisé un enzyme, la cellulase, capable de décomposer la cellulose et qui, mélangée à de l’eau, permet de récupérer le sucre dans le papier. Ledit sucre est ensuite traité avec d’autres enzymes qui, combinées à l’oxygène, le convertissent en ions d’hydrogène et en électrons qui génèrent du courant pour alimenter la batterie.

Il serait théoriquement possible d’obtenir une production d’électricité de dix-huit wattheures (Wh) à partir d’une simple feuille de papier A4. Alors, à quand des ordinateurs portables, des tablettes tactiles, des téléphones mobiles ou même des voitures électriques alimentés grâce aux prospectus qui remplissent nos boîtes aux lettres ? Jusqu’ici incongrue, la question pourrait bientôt devenir d’actualité…

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