tartine

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mardi 20 décembre 2011

Quand Sarkozy utilise la santé comme collecteur d’impôts

Voici la lettre que j’ai reçu de mutuelle santé ADREA. Dans celle-ci, l’organisme, qui est une mutuelle bien gérée et proche de ses adhérents, explique que le gouvernement crée des impôts cachés en taxant la santé. Quelle honte de descendre si bas. D’autant plus que ces impôts n’ont pas pour but de permettre de meilleurs remboursements puisqu’il s’agit là de mutuelles complémentaires donc privées.
Je tiens à prévenir toutes celles ou ceux qui, croyant se venger, auraient le réflexe malheureux de reporter leur vote vers la gauche (PS, PC, Verts) ou le centre (Modem) que toutes ces formations politiques sont dans le Système jusqu’au coût et ont chacun leur technique pour créer toujours plus d’impôts. Car l’impôt est la source principale de leur puissance et de leurs revenus. Donc, ne croyez aucunement que les partis politiques qui se partagent le pouvoir depuis 40 ans vont baisser vos impôts, au contraire.
Ce qui est nouveau, c’est que Sarko et son équipe ont l’outrecuidance de, non seulement, moins rembourser les frais de santé, mais encore de les taxer.
Voici l’extrait qui nous importe de la lettre en question qu’ont reçu les adhérents de la Mutuelle ADREA :
Madame, Monsieur, Cher Adhérent,
L”an passé, l’État décidait d’instituer une taxe de 3,5 % sur les contrats complémentaires santé dits “responsables”. Cette année encore, il continue d’utiliser les organismes complémentaires comme collecteurs d’impôts en doublant cette taxe qui passe donc à 7% !


Cette mesure brutale, prise dans le cadre du plan de redressement des finances publiques, ne règle en rien le déficit abyssalde la sécurité sociale et met en péril l’accès aux soins pour tous. c’est l’équilibre général de notre système qui est en jeu.
  1.          Taxer les mutuelles, c’est créer un impôt sur la santé. Soumis à ces prélèvements fiscaux obligatoires depuis le 1er octobre 2011, nous n’avons pas d’autres choix que d’appliquer sur vos cotisations 2012. Les mutuelles, sociétés à but non lucratif, n’ont pas de capitaux à rémunérer. Elles doivent cependant constituer des réserves obligatoires pour être en mesure de garantir les garanties souscrites par les adhérents. Taxer les contrats santé, c’est donc taxer le budget des ménages. Avec ces 7 %, auxquels s’ajoute la taxe CMU de 6,27 %, cela représente près de 14 % de taxes obligatoires sur votre protection santé complémentaire que nous reversons intégralement à l’État et que nous ne pouvons donc pas utiliser pour vos remboursements de soins. A l’heure où près d’un tiers des Français renoncent à se faire soigner pour des raisons financières, cette nouvelle mesure est inadmissible et l’ensemble du mouvement mutualiste se mobilise pour faire entendre son mécontentement.
Pendant ce temps, les députés, les sénateurs et les ministres ont refusé de voir baissé leur salaires mirobolants. Tout au plus ils ont décidé de geler leur revenus après les avoir augmenté de 40%. Et cela, toutes tendances politiques confondues. Vous comprendrez pourquoi l’UMPS-PC est un parti unique dont les représentants sont avant tout là pour s’en mettre plein les poches.
Cependant les vrais responsables sont les électeurs qui se laissent berner, souvent avec une certaine complaisance, une vrai naïveté et une insupportable paresse intellectuelle qui permets à ce que le pays reste aux mains d’élus au mieux incompétents, mais plus certainement qui agissent consciemment pour des intérêts autres que celui du peuple.

2 commentaires:

Swiss life assurance a dit…

La santé est devenue un grand business en France.

Anonyme a dit…

Impôt sur la santé ! Nous revoilà à l'époque de la gabelle ! Franchement, c'est immonde, de faire payer aux plus pauvres (parce que ce sont les plus pauvres qui vont renoncer aux soins) les erreurs des "serviteurs du peuple". Parce que tous les problèmes qu'on a sont dûs à la mauvaise gestion, rien de plus ! Et je suis d'accord avec Letarmo qui dit qu'on ne doit pas renoncer aux soins. Essayons de trouver moins cher, mais sans baisser la qualité de prestation. Pourquoi ne pas faire un comparatif sur internet ? Comparateurs d'assurances, il y en a tellement ! (par ex., http://MaMutuelleParInternet.com). Renseignez-vous, comparez, discutez avec les assureurs, négociez... Avec un peu de persistance, on peut arriver à économiser quelques cents euros par an.