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mardi 11 octobre 2011

longévité : Elle n’est pas due aux médicaments.






Les pouvoirs publics ne cessent de rabâcher que nous vivons de plus en plus vieux grâce aux progrès de la médecine, qu’avant l’ère pasteurienne personne n’atteignait un âge avancé, et tout le monde les croit. Au point que le Dr Claire-Anne Siegrist, qui collabore avec l’OMS et s’est autoproclamée « meilleure spécialiste au monde des vaccins », a déclaré à La Tribune de Genève (20-21 décembre 2008) qui lui consacrait sa première page : « Laissez faire la nature, c’est la sélection naturelle : l’espérance de vie à 35 ans et la moitié des enfants qui meurent avant 5 ans. »
   
Il est consternant de voir qu’un journal dit « sérieux » ose imprimer de telles inepties, même si elles sont proclamées par une « autorité de référence » que personne n’a l’audace de contredire. 

Cette amélioration de notre espérance de vie par la médecine est l’une des plus grandes contrevérités de ce siècle et relève d’une manipulation des chiffres. Il est exact que la mortalité infantile, en bas âge et en couche, a fortement diminué grâce à l’hygiène, mais la mortalité prématurée, c’est-à-dire celle qui intervient avant l’âge de soixante-cinq ans, est à l’origine de 25 % des décès annuels dans l’hexagone. D’ailleurs, ce pourcentage est très supérieur à celui des autres pays de la Communauté européenne, excepté le Portugal. D’après l’Inserm, la mortalité pour le Français de 25 ans est le double de celle des Suédois ou des habitants du Royaume-Uni. De même, les Grecs de 25 à 65 ans sont en meilleure santé que nous, avec des dépenses de santé très loin d’égaler les nôtres.
Non seulement nous ne vivons pas plus vieux qu’autrefois, mais nous sommes de plus en plus malades et de plus en plus dépendants de l’industrie médico-pharmaceutique. Jadis, lorsque l’être humain atteignait des âges vénérables, il restait en pleine possession de ses capacités, tant physiques que mentales, et sans l’aide de drogues pharmaceutiques !
Certaines peuplades « non civilisées » ont des espoirs de vie très supérieurs aux nôtres, sans aucune assistance thérapeutique. Ainsi les Hounzas, qui habitent sur les contreforts de l’Himalaya, au nord du Pakistan, vivent jusqu’à cent vingt ans environ, tout en conservant la vue, l’ouïe, et les dents, ainsi que leur capacité d’effort. Il est évident qu’ils mènent une vie très frugale, mais l’hygiène n’est pas de règle et, pourtant, ils se montrent très résistants aux maladies. Quant au cancer, il est inconnu chez ce peuple.
Il en est de même des Indiens qui peuplent la « Vallée des centenaires » dans la cordillère des Andes, près de l’équateur. En 1994, selon son certificat de baptême, la doyenne avait cent dix-sept ans, et au cimetière, de nombreuses tombes attestent la longévité de ce peuple.

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